mardi 29 juillet 2008

" If You're Still Alive When You're 25, Shall I Kill You As You Asked Me Too?"

Hier, Simone est retournée au ciné, pour ne pas rester sur l'échec de sa dernière fois. Au programme de cette petite virée, Phénomènes du (grand?) Shyalaman, sans avoir lu aucune critique au préalable, parce que le style du cinéaste est trop particulier pour pouvoir être retranscris sur une feuille de papier. Ma connaissance du film se résumait donc à l'affiche, à savoir : des voitures arrêtées sur la route (scène qu'on ne retrouve pas dans le film, mais ça comment le savoir avant d'avoir vu?). Soit, songeais-je, le phénomène en question est donc une panne géante de moteurs. Partie de plaisir en perspective, vraiment, surtout que Joaquin Phoenix est, pour la deuxième fois consécutive, absent au générique. la faute à ses quelques kilos en trop? Mais Shyalaman reste Shyalaman, alors allons-y gaiment. Mon erreur étant d'y être allée avec quelqu'un de facilement émotionnable, qui est tellement impressionnée par le générique ( des nuages blancs qui virent en 3 min 50 au gris, lassant au début et finalement idée appréciable et saluable ) qu'elle parle avant même que le film commence. Pas idéal pour entrer dans un film mais on fera avec. Bon, le phénomène n'est pas gardé secret longtemps : la première scène vous le décrit en long, large et travers. Deux amies parlent dans un parc New-Yorkais très peu connu, l'une d'entre elle se met à tenir des propos sans queue ni tête, l'autre panique parce que les gens autour sont, comment dire, un peu bizarre: ils jouent à 1,2,3 soleil. Et puis sa copine trouve l'ide follement trashino-amusante de se planter la baguette de son chignon dans le cou. Petite partie de rigolade en perspective. Clic-clap, deuxième scène, j'ajouterais bien "et que ça saute" mais ce serait de très mauvais goût, vraiment. Parce que l'écran affiche maintenant un échafaudage avec des ouvriers dessus, jusque là tout va bien me direz-vous, et comment vous contredire? Sauf que, fluishtbam (ou un bruit s'en approchant grandement), un corps aterrit (puré j'arrive plus à écrire "aterrit")dans les graviers. Le public, blasé, songe que mouais, il a glissé, et après? Ce n'est que justice que les maladroits tombent. Sauf que s'ensuit une jolie hécatombe : il pleut des gens, sisi je vous le jure, mais les ouvriers ne sortent hélas pas leur parapluie, ils regardent en l'air pour nous permettre, la caméra ne suivant que le regard des personnages, de voir tous ces citadins se précipiter du haut de l'échafaudage, scène oscillant entre le risible et le haut-niveau. Je penche pour haut-niveau. Ce n'est qu'après ces réjouissances énaurmes qu'on découvre le héros du jour, Mark Wahlberg, et il est assez décevant: tête d'américain moyen, prof à l'humour bancal et aux chemises banales, sa femme à tête d'elfe qui rappelle Bryce Dallas Howard, son ami avec encore moins de saveur que lui. Même pas un anti-héros en somme, juste un clampin paumé dans la masse. Mais il est prof de science (ça change tout en ces temps agités), et en fait non, ça ne change rien du tout: il est comme tout le monde, il ne comprend pas pourquoi les humains lancent cette hype de se suicider de manière spectaculaire. Alors SuperMark prend le train qui s'arrête au milieu de nul part, et il descend, et il trouve une voiture, et son ami meurt (mmerrrdeuh fallait pas le dire) et il court dans la campagne pour échapper à ce virus suicidable et puis shhttt, je vous en dit pas plus. Juste qu'on a un catalogue assez imaginatif et étendu sur les manières de se suicider quand on a pas de médocs sous la main. En vrac, crash de bagnoles, balles, tondeuses (?? ouioui, tu la démarre et tu t'allonge en dessous, et comme ça ça fait du steack pour les survivants), pendaisons, scies, morceaux de verre, fracassage de tête contre les vitres, et j'en passe. ah, oui, assez drôle pour être relaté: se faire arracher les bras par des lions, qui reste la palme. Mais alors Simone, qu'en as-tu vraiment pensé, toi dont l'esprit de clairvoyance nous éblouit tous ( je lis même dans vos pensées)? Et bien d'abord, que c'est un film déstabilisant. Oubliée, la candide naïveté de La Jeune Fille De L'eau, le dernier film de M. Night Shyalaman est noir, très noir. Si quelqu'un sait ce qu'il lui est arrivé entre-temps, merci de le signaler, mais il a perdu cette foi dans l'humain et les valeurs positives. A présent, s'unir contre les forces obscures ne sert plus à rien, il faut être seul pour survivre. Et surtout, ne pas tenter de sauver le reste. Chacun sa merde et son suicide. Le temps n'est plus aux héros qui se sacrifient pour sauver l'humanité, vu qu'ici le suicide est monnaie courante. Cette idée de finir non pas entre les lames d'un boucher sanguinaire mais de sa propre initiative est un coup de génie, la perspective est glaçante. Un déchaînement de violence envers soi-même, multiplié par le nombre de citoyens de l'état New-Yorkais, et très vite un sentiment profond de malaise. Shyalaman a retenu que ces monstres ne faisaient jamais peur, ici l'ennemi est invisible. Le film reste malgrès tout décevant (en même temps, je l'ai vu en VF, ceci explique cela), le message écologique est lourdingue, quoique en fait très digeste si on le compare aux autres, plus efficace en tout cas. Pas un chef d'oeuvre, mais un film à voir malgrès tout plutôt que de faire la sieste.





Tu préfère travailler à la chaîne plutôt que de vendre du shit alors que tu gagnerais 10 fois plus...et ba t'es con!

2 commentaires:

Cauli a dit…

ouia enfait j'ai compris après la discution msn mais c'était trop tard XD

Anonyme a dit…

aaaaaah, jviens de me rendre compte que tu m'avais mis en tant que "homme plancton" dans ta colonne de droite!!! je suis partagé entre un remerciement pour l'apparition de mon blog chez toi et la colère pour ce magnifique surnom que j'adore DDR